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Document : Rapport
Base(s) documentaire(s) Pôle relais tourbières
Titre Compte rendu d’étude commandée par le Parc naturel régional des volcans d’Auvergne. Diagnostic fonctionnel des tourbières du plateau de Chastel-sur-Murat (Murat, Neussargue-en-Pinatelle et Dienne, CantaL). Partie du site Natura 2000 FR8301056 - Tourbières et zones humides du Nord Cantal
Auteur(s) GOUBET, P.
Organisme Cabinet Pierre Goubet
Année de parution 2020
Fourchettes de dates après 2020
Nbre/N° de page 191 p.
Résumé « Le plateau de Chastel héberge plus de 79 ha de zones humides en grande majorité tourbeuse. Les tourbières sont diversifiées et le plateau constitue un véritable petit musée des tourbières du Cézallier, des Monts Dore et du Cantal, dont une d’une valeur exceptionnelle pour le Massif central. L’origine des tourbières est souvent liée à une dépression du substrat volcanique, majoritairement tapissée de boues lacustres. Les tourbières ombrotrophes sont représentées sous diverses formes, en situation pastorale ou post-pastorale, souvent en mosaïques de fosses dans le dernier cas. Certaines d’entre elles montrent des processus érosifs liés au pâturage dont la dynamique est encore inconnue. Les tourbières d’émergence au sens strict sont situées seulement dans le vallon de la Tioule. Elles se caractérisent par leur richesse en plantes basophiles, probablement induite par des remontées d’eau profonde. Celle située dans la partie moyenne du vallon atteint une surface de 5 ha et montre une richesse spécifique exceptionnelle qui reste à explorer, induite autant par la nature de l’eau qui émerge que par le pâturage qui s’y tient depuis 1600 ans au moins. Les tourbières de concentration des eaux de surface et d’émergence sont pour une part des tourbières ennoyées ou ré-humectées à des fins cynégétiques et, pour une autre part, à des tourbières ré-humectées par abandon des systèmes hydrauliques qui correspondaient le plus souvent seulement à de simples abaissements de seuils. Les pseudo-tremblants sont de nature différente suivant la charge trophique, qui dépend en grande partie de la nature ombrotrophe ou minérotrophe de la tourbe sous-jacente et peut-être en fonction de la quantité d’eau issue des émergences et de la dégradation des tourbes. Les tourbières les plus grandes et les plus épaisses ont toutes été exploitées en fosses familiales ou en grandes fosses (Champagnac) ou dégradées par des aménagements hydrauliques à vocation cynégétique. En dépit de ces dégradations irréversibles, l’état de la plupart des zones humides peut être considéré comme favorable, en équilibre avec le contexte d’estive actuel. Cependant, une action spécifique de restauration des secteurs ayant subi ou subissant une érosion est envisageable, en commençant par une expérimentation sur le complexe de Peyra. La valeur patrimoniale des complexes d’émergence à basophiles du vallon de la Tioule mérite une investigation hydrogéologique spécifique, tout comme une caractérisation floristique plus fine, tant du point de vue de la biodiversité simple à l’échelle du taxon qu’au niveau des unités écologiques. Cela concerne bien-évidemment les mousses comme les plantes vasculaires. »
Couverture géographique Auvergne ; Cantal (15) ; Massif Central
Langue Français
Support Fichier numérique
Lieu de consultation En ligne
Cote (Pôle tourbières) N-8426
Mots clés (Tourbières) tourbières